Exposée tout à la fois à l’Atlantique sur sa façade ouest, à la Manche ainsi qu’à la Mer du Nord et à la Méditerranée au sud ; la France a indéniablement les pieds dans l’eau. Une situation privilégiée qui explique certainement l’engouement des Français pour les paysages maritimes et les loisirs aquatiques. Mais également l’expansion et le succès du réseau portuaire français ; parmi les plus compétitifs. Car les ports français sont le lieu d’importantes activités commerciales (notamment dans le domaine international puisque la plupart des ports de l’Hexagone donnent sur un autre continent), touristiques (quelques 32 millions de passagers y transitent chaque année), industrielles ou logistiques. Plus encore, la nécessité de préserver notre sublime mais fragile environnement leur confie un tout nouveau rôle ; celui de la préservation d’un écosystème bien particulier. L’exemple du port de Dunkerque à ce propos est à ce titre édifiant ! Pour autant, l’on distingue en France deux catégories bien spécifiques de ports ; les ports d’Etat et les ports que l’on considère comme relevant des collectivités territoriales ou de leurs groupements. Focus sur ces acteurs portuaires essentiels.

Les ports d’État

Les ports d’État sont sans nul doute ceux qui sont les plus connus du grand public. Généralement extrêmement vastes, ils traitent à eux seuls près de 80% des opérations maritimes précitées. Et si 7 d’entre eux (à savoir Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille) se trouvent sur le territoire de la métropole ; les territoires d’Outre-Mer ne sont pourtant pas en reste et comptent eux aussi leur lot de ports d’État. En Guyane, Martinique, Guadeloupe et Port-Réunion. A noter, le port de Saint-Pierre et Miquelon fait aussi partie de cette catégorie et relève lui aussi de la gestion étatique.

Les ports relevant des collectivités territoriales ou de leurs groupements

Autre catégorie de ports, ceux soumis la collectivité territoriale. Ces ports sont appelés de la sorte puisque décentralisés et désormais (par suite d’une loi de décentralisation de 1983) subordonnés à une gestion plus locale. Voilà pourquoi  304 d’entre eux relèvent par conséquent de la responsabilité des départements, tandis que 228 ont été dévolus aux communes. Enfin, la loi de décentralisation de 2004 a entraîné la décentralisation de 17 ports supplémentaires, considérés comme étant d’intérêt nationaux métropolitains. Et qui sont désormais affectés aux régions.

Dès lors, vous voici incollables sur les acteurs portuaires français et leur fonctionnement !

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