Immortalisée par le roman Le Docker Noir d’Ousmane Sembène ou Docker de Christian Lejalé ; la figure du docker fascine et interroge. Car cet habitué de la vie portuaire officie souvent aux petites heures, chargeant et déchargeant les navires de passage. Du reste, saviez vous qu’avant d’utiliser l’anglicisme « docker » (contracture du terme « Dockworker » signifiant travailleur du port) l’on utilisait le mot « débardeur » pour qualifier ce travailleur portuaire ? Car si celui-ci désigne communément aujourd’hui un tricot sans manche justement déniché dans la panoplie traditionnelle du docker ; on le comprenait jusqu’à la fin du XIXème siècle comme étant celui qui procède au débardage. C’est-à-dire au déchargement des bateaux à l’aide d’un bard. Lequel n’est autre qu’une sorte de brancard à claire-voie utilisé pour le transport des diverses marchandises à déplacer.

Ceci dit, et même si « Docker » l’a mondialement emporté aujourd’hui ; « Débardeur » reste utilisé au Quebec. Alors ne vous y trompez pas si vous rendez-visite à nos voisins outre Atlantique !

Les activités d’un docker.

De manière globale, le docker est un ouvrier de manutention portuaire. Mais cette généralisation recoupe une foule de réalités bien plus spécifiques. A commencer par le docker oeuvrant sur un terminal roulier et ayant la tâche d’installer voitures, camions, remorques ou autre véhicules à bord d’un navire uniquement dédié au transport de ces derniers. Dans ce cadre précis, le docker peut également être chargé de l’accorage ; c’est-à-dire de la fixation des véhicules. Et bien entendu, cette tâche est cruciale pour ne pas causer de naufrages. Sur un navire de croisière cependant, le travail ne sera pas le même. En effet, le docker devra alors charger les bagages des passagers ; même que des provisions pour plusieurs semaines. Il peut également être affecté au chargement des vraquier, ces bateaux spécifiquement réquisitionnés pour le transport de marchandises en vrac où le chargement se fait via une grue. Opération qui demande un doigté tout particulier. Et ce d’autant plus que toutes les tâches incombant au docker sont invariablement assorties d’une obligation de célérité, à cause du caractère périssable de certaines denrées …

En somme il s’agit là d’un métier très exigeant. Voilà pourquoi le docker doit posséder certaines qualités qui seront indispensables à l’exercice de sa profession. Lesquelles seront à découvrir très prochainement pas ici !

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